
Une liste des auvergnats jugés en appel au Parlement de Paris au cours du XVII° siècle
Une liste des auvergnats jugés en appel au Parlement de Paris au cours du XVII° siècle a été publié dans A moi Auvergne en 2007 et 2008 à partir d’une table qui peut être consultée aux Archives Nationales.
A la demande de certains lecteurs qui souhaitaient des précisions, je suis allé lire quelques arrêts et j’ai pris conscience de l’intérêt que représenterait une brève relation de chaque procès. On y trouve trois à quatre fois plus de noms cités que sur les tables avec les complices, les victimes …et chaque affaire porte témoignage, d’une façon ou d’une autre, sur la vie de nos ancêtres. L’ouvrage qui est maintenant disponible auprès du CGHAV, porte sur la période 1700-1769, ce qui correspond à la moitié environ des procès à traiter sur la période 1700-1790, car leur nombre va croissant avec les années. Il comporte trois parties : Une courte introduction sur la justice d’Ancien Régime. Le dictionnaire des procès proprement dit avec, pour entrée de chaque rubrique, le nom du principal accusé. Une table des noms de personnes cités et une table des paroisses renvoyant, l’une et l’autre, au nom du principal accusé. Chaque rubrique du Dictionnaire comporte trois volets : Les infractions pour lesquelles le ou les accusés sont poursuivis. La sentence rendue en Auvergne et dont il est fait appel. L’arrêt rendu par le Parlement de Paris, ou plus, si le procès a donné lieu à plusieurs arrêts, ou si des événements notables sont intervenus durant son déroulement.
Le ressort du Parlement de Paris qui s’étendait sur les deux cinquièmes du territoire français couvrait toute l’Auvergne, celle-ci incluant des juridictions aujourd’hui en dehors du périmètre du CGHAV comme celles de Murat (Montmarault 03) ou d’Evaux en Combrailles (23).
En revanche, le Velay relevait du Parlement de Toulouse et n’entre donc pas dans le champ de cet ouvrage.
Au total, ce sont plus de 600 procès qui sont relatés et plus de 2.200 noms qui sont cités dans ce premier tome. Tous les noms ainsi que tous les détails des crimes figurant dans les arrêts (qui sont plus ou moins prolixes) ont été repris. La terminologie et les tournures utilisées ont été respectées dès Ion qu’elles ne posaient pas de problème de compréhension. Il est fort probable que certains noms n’aient pas été transcrits correctement. Merci à ceux qui relèveront ces erreurs de me les signaler.
S’il a d’abord été fait à l’intention de ceux qui effectuent des recherches sur l’histoire d’une famille ou d’un village, ce relevé des arrêts du Parlement renvoie à tout lecteur, de façon assez brutale, une image très réaliste de la société de l’époque tant par l’importance relative donnée aux différentes transgressions de la vie sociale que par la nature des peines appliquées.
Le vol est l’infraction la plus fréquente, mais tous les crimes sont représentés : assassinats, infanticides, prévarications, rébellion à justice, filouterie...
Terminons par un petit jeu de devinettes : Quel est l’objet le plus fréquemment volé (sauf bourses) ? (1) Quel est l’animal le plus souvent volé ? (2) Quel est le moment le plus propice pour voler ? (3) Citez un métier dangereux du monde judiciaire ? (4) Quelle est l’inculpation traitée avec le plu de clémence ? (S) Quelle est l’inculpation traitée avec le plus de sévérité ? (6)
(1)- La tasse ou timbale d’argent ; (2)- La jument ; (3)- L’heure de la messe ; (4)- Huissier, souvent reçu à coups de fourche ou de fusil (5)- La prévarication des titulaires d’office. Sanctionnée souvent par un simple blâme ; (6)- L’infanticide ou l’avortement de pauvres filles abusées et envoyées à la potence.
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